Equipe

Vanessa Bernadou

Vanessa Bernadou prépare un doctorat de science politique à l’Université Paris Dauphine (IRISSO-CNRS) sur la crise politique argentine de 2001 intitulé : Crises de régime et incertitudes : problématisation autour d’une sortie charismatique. Le cas de l’Argentine (2001-2007), sous la direction de Mme Brigitte Gaïti (Professeur de science politique, Université Paris 1) L’objectif du travail de thèse est de contribuer aux réflexions engagées en science politique sur les situations de crise et les processus de transitions démocratiques. Il s’agit de réfléchir, à partir du cas argentin, sur les situations d’effondrement social et politique et sur les modes de coopération engagés pour (re)produire de la prévisibilité, des capacités à agir et à décider politiquement, et donc à restaurer de la croyance en l’autorité politique

Domaines de recherche : sociologie des institutions, clientélisme, crises politiques et changement de régime, situation charismatique

Publications :

  • Bernadou Vanessa, « Nestor Kirchner : D’un président « sans pouvoirs » au « chef hégémonique » », Critique Internationale, n°43, avril-juin 2009, p.89-107.

  • Bernadou Vanessa, « La reconstruction d’une autorité politique. L’itinéraire « extraordinaire » du président Nestor Kirchner », n° 80, Vol. 20, Politix, décembre 2007, p. 129-153.

Félix Blanc

Félix Blanc prépare une thèse de doctorat en études politiques à l’EHESS, au Centre d’Etudes Sociologiques et Politiques Raymond Aron (CESPRA). Il bénéficie d’une bourse DGA/CNRS depuis septembre 2010 et se trouve être rattaché à l’Institut de Recherches Stratégiques de l’Ecole Militaire (IRSEM). Il effectue également une mission d’enseignement en philosophie à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV).

Sa thèse porte pour titre, provisoirement, « la théorie de l’équilibre des pouvoirs et l’attribution des pouvoirs de guerre dans les gouvernements représentatifs ». Elle a pour ambition de dégager, au travers de l’étude des débats parlementaires de la Convention de Philadelphie et de la Constituante, les stratégies argumentatives et théoriques qui ont contribué à l’institution des régimes représentatifs. L’attribution des pouvoirs de guerre a été un défi, souvent méconnu, aux principes fondateurs de ces régimes. En effet, pour certains de leurs défenseurs, les nécessités de la guerre justifieraient le renforcement du pouvoir exécutif au détriment des prérogatives du pouvoir législatif. Plusieurs arguments décisifs – sur la qualification constitutionnelle des actes de guerre et sur l’incapacité des corps délibérants à prendre des décisions dans les moments d’urgence – ont été à l’origine des dispositifs constitutionnels adoptés en 1787 et 1791. La thèse examinera le poids et la portée de ces arguments, afin d’en évaluer, ultimement, la solidité.

Antoine Gailliot

Agrégé d’histoire, doctorant en histoire romaine à l’Université de Paris 1 (ANHIMA – UMR 8210), ancien A.T.E.R. à l’Université de Picardie, membre du comité de rédaction de Gallia, Antoine Gailliot prépare une thèse de doctorat intitulée : « Le spectacle de la piété : recherches sur les processions dans la Rome républicaine et impériale », sous la direction de John Scheid (Collège de France). À partir de dossiers épigraphiques majeurs (les Tables Eugubines, les commentaires des Jeux séculaires), il s’agit d’étudier le mécanisme des déplacements organisés dans un cadre rituel à Rome afin de faire la part en rite et spectacle, d’affiner notre compréhension de la nature du polythéisme et d’analyser les conditions d’élaboration d’un consensus civique par le biais des rites.

Raphaëlle Laignoux

Normalienne agrégée d’histoire, diplômée de Sciences Po Paris, Raphaëlle Laignoux est maître de conférences en histoire romaine à l’Université de Paris 1 et membre de l’UMR ANHIMA. Sa thèse, en cours de publication, s’intitule La construction du pouvoir personnel durant les années 44-29 : processus de légitimation. Cette thèse s’intéresse aux processus de légitimation du pouvoir au cours des guerres civiles des années 44-29, débouchant sur l’instauration du Principat. Fondée sur une analyse des sources littéraires, numismatiques et iconographiques disponibles, elle étudie en regard les « discours de légitimation » de six prétendants au pouvoir (Marc Antoine, Brutus, Cassius, Lépide, Octavien et Sextus Pompée) et les « configurations de la reconnaissance » dans lesquelles les « gouvernés » réagissent publiquement à ces revendications par des manifestations d’adhésion ou de rejet envers ces prétendants.

Francisco Roa Bastos

Docteur en science politique de l’Université de Versailles – Saint-Quentin, normalien et diplômé de Sciences Po Paris, Francisco Roa Bastos a soutenu en décembre 2012 une thèse de doctorat intitulée « La codification des « partis politiques au niveau européen » dans le traité de Maastricht. Histoire(s) d’un événement discursif ». La thèse propose l’étude sociologique et historique de l’inscription dans le droit communautaire d’une nouvelle catégorie politique : celle de « partis politiques au niveau européen ». Pour comprendre les différents processus qui ont mené, par leur rencontre en partie fortuite, à cette codification juridique particulière, la thèse se fonde d’abord sur l’étude des acteurs mobilisés en 1989-1992 dans le cadre spécifique des deux « conférences intergouvernementales » (CIG) ayant préparé le traité. Mais elle vise aussi à dégager la formation discursive dans laquelle les « partis européens » ont émergé et ont été travaillés dans les discours savants, depuis le début des diverses entreprises institutionnelles d’intégration européenne. Cette double approche a permis de montrer comment cette objectivation particulière dans l’article 138a de l’idée de « partis européens » découle concrètement du positionnement de certains acteurs, entre champ académique et champ politique, qui leur permet d’articuler l’espace des discours savants et l’espace politique des mobilisations. Elle montre aussi l’influence particulière des savants et politiques allemands dans ces processus, du fait notamment d’une structuration spécifique du champ académique national et de la mise à disposition plus importante en Allemagne qu’ailleurs de différents types de financements (publics et privés, allemands et étrangers) tout au long de la guerre froide pour la recherche en sciences sociales appliquée à des problèmes politiques d’actualité comme la construction européenne ou la garantie du pluralisme politique.

Ses recherches post-doctorales sont organisées autour de deux axes. D’une part, la poursuite des recherches entamées en thèse sur les enjeux de légitimation au sein de l’Union européenne, à partir d’une analyse sociologique des acteurs politiques investis dans la construction des « partis européens » et d’une analyse du rôle des investissements savants et académiques dans le processus d’institutionnalisation d’un ordre politique communautaire. D’autre part, la mise en place d’un programme de recherche socio-historique sur l’émergence, la circulation transnationale et l’institutionnalisation d’une « théorie des partis politiques » (et de ses producteurs) tout au long du XXe siècle, qui vise à remettre en perspective, et en question, l’évidence qui semble faire des partis politiques un attribut démocratique nécessaire de toute société « moderne ».

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