Présentation

Atelier de recherche sur la légitimation du pouvoir politique

L’ « Atelier légitimation » est un groupe de travail et de recherche interdisciplinaire, crée en 2008 par de jeunes chercheurs en histoire, philosophie et science politique. Il est hébergé et soutenu depuis 2008 par le département d’histoire de l’Ecole normale supérieure de Paris.

L’objectif général est de réfléchir aux processus et pratiques de légitimation du pouvoir, en croisant les perspectives disciplinaires. L’atelier repose sur un séminaire régulier autour de trois types de séances :
- La présentation de recherches en cours (master et doctorat) sur les formes de légitimation du pouvoir.
- La lecture et la discussion collective de textes classiques de sciences sociales qui permettent d’améliorer la compréhension de ces questions.
- L’invitation de chercheurs extérieurs pour des interventions dans l’atelier sur ces problématiques.
- La production théorique par l’organisation de rencontres scientifiques annuelles sur des thématiques particulières et la publication des actes de ces journées.

Le séminaire est ouvert à tous ceux qui s’intéressent à ces questions.

L’objectif de ce séminaire est triple :

- Poursuivre la réflexion engagée durant le colloque en approfondissant les thématiques abordées grâce à l’intervention de jeunes chercheurs travaillant sur ces questions.
- Contribuer à la formation théorique et méthodologique des participants en proposant, lors de chaque séance, la lecture et la discussion d’un ou de plusieurs textes « classiques » des sciences sociales.
- Fonder un espace de rencontre interdisciplinaire entre jeunes chercheurs et chercheurs « confirmés », destiné à perdurer et à s’élargir dans les années à venir.

1. Approfondir la réflexion théorique sur les pratiques de légitimation du pouvoir politique

Le colloque organisé en décembre avait pour but de lancer une réflexion interdisciplinaire sur la légitimité du pouvoir, en se centrant sur l’analyse des processus concrets de légitimation du pouvoir, aussi bien du point de vue des « gouvernants » que des « gouvernés ». L’angle d’attaque qui avait été choisi pour ce premier colloque était celui des situations de « crise », l’hypothèse étant que ces pratiques concrètes de légitimation prenaient une acuité particulière dans les situations de crise politique (guerres, successions, changements de régime, transitions démocratiques…). En effet, ces périodes voient la remise en cause du pouvoir établi, que ce soit parce qu’il a perdu son « crédit » auprès des populations qui lui étaient jusque là subordonnées, ou parce qu’il voit soudain émerger un pouvoir concurrent, qui devient son rival en légitimité. Il nous a donc paru intéressant pour commencer de centrer notre réflexion sur ces périodes de crise, durant lesquelles les détenteurs du pouvoir ou ceux qui y prétendent (qu’on peut appeler simplement les « chercheurs de légitimité ») tentent de préserver ou de se forger une légitimité vis-à-vis des « gouvernés ». La première année de l’atelier nous a ainsi permis d’aborder plusieurs problématiques qui avaient émergé lors du colloque, notamment les questions de l’usage des images et de la rhétorique par le pouvoir

Le premier objectif du séminaire est donc d’approfondir ces principales pistes de recherche en les élargissant aux pratiques de légitimation du pouvoir en général, puisque ce séminaire est destiné à se prolonger sur plusieurs années.

2. Contribuer à la formation théorique et méthodologique des participants

Le séminaire se veut « atelier de recherche », dans lequel de jeunes chercheurs viennent présenter leurs travaux et leurs premiers résultats lors de séances thématiques, mais il se veut aussi « atelier de lecture », c’est-à-dire un lieu de discussion à la fois sur la méthodologie de la recherche et sur des textes importants pour les sciences sociales.

Cette volonté pratique comporte deux aspects : Premièrement, à côté des séances « thématiques » centrées sur une question ou une problématique particulière, le séminaire sera aussi constitué de séances centrées sur l’œuvre d’un chercheur important qui nous permet de mieux comprendre les problèmes que nous nous posons. Lors de la première année de l’atelier, nous avons par exemple consacré deux séances aux travaux de Michel Dobry et de Luc Boltanski. Dans le futur, nous poursuivrons cette démarche en analysant l’œuvre de philosophes, d’historiens, d’anthropologues…qui viendront nourrir et compléter notre réflexion collective. Deuxièmement, chaque séance donnera lieu à une lecture et discussion collective autour d’un ou deux textes, choisis par les intervenants de la séance : il s’agira pour eux de proposer des textes qui leur ont servi d’appui théorique et/ou méthodologique dans le cours de leurs recherches et d’animer une discussion autour d’eux. Cette discussion collective donnera à chaque séance du séminaire un aspect d’atelier de lecture.

3. Fonder un espace de rencontre et de réflexion interdisciplinaire

Au-delà des enjeux théoriques et pratiques que nous venons d’exposer, le séminaire se veut aussi un espace de rencontre interdisciplinaire entre jeunes chercheurs. Alors que les disciplines universitaires et la recherche se spécialisent de plus en plus, il nous semble en effet important de créer et de préserver des lieux de réflexion où des approches et des points de vue disciplinaires différents puissent venir dialoguer et s’enrichir mutuellement.

Il nous semble également important de fonder des espaces où les jeunes chercheurs, ou ceux qui se destinent à la recherche, mais aussi des chercheurs plus « confirmés », puissent se rencontrer et prendre connaissance des travaux en cours dans d’autres disciplines des sciences sociales, comme dans leur propre discipline.

Ces rencontres scientifiques prendront deux formes principalement :
- Des interventions de chercheurs « confirmés » lors de séances de l’atelier, dans lesquelles ils pourront présenter ce qui, dans leur travail, contribue à l’analyse des phénomènes et des pratiques de légitimation du pouvoir. Ces interventions seront préparées en amont par les membres de l’atelier, qui travailleront sur des textes précis de l’intervenant, et donneront lieu à une discussion informée avec le chercheur invité.
- L’organisation annuelle de journées d’étude consacrées à une problématique particulière, qui permettra de « rendre visible » le travail accompli au sein de l’atelier en réunissant un public plus large et des chercheurs issus, là encore, de disciplines différentes pour traiter un objet ou une problématique commune.

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